PROJET HUGO
D'après Alpes et Pyrénées, de Victor Hugo
Écriture : SUJET 1 : PASTICHE

A la manière de Victor Hugo, vous traversez une région (ou une partie des Landes où il n’est pas passé) et vous faites la relation de ce voyage en lui donnant un souffle poétique. Vous veillerez à rester dans l’univers onirique du mouvement romantique.

 


De Mont de Marsan à Saint-Sever, les vastes champs de maïs laissent place à de grandes forêts de pins.Une végétation diverse et variée entoure les maisons landaises et les routes interminables. De Benquet à Haut-Mauco en passant par Bretagne de Marsan, on passe à chaque instant dans un univers de simplicité et de traditions.Ces petits villages respirent la fraicheur, la bonne humeur et l'entente entre tous. Les enfants vont à l'école à vélo et chaque fois qu'ils passent devant une maison nouvelle, un camarade agrandit le groupe. Les dames vont à l'église et les hommes sont en route pour les battues typiquement landaises.
Cependant par-delà ces champs de maïs que le vent secoue délicatement on peut voir que le soleil couchant rougit délicatement les murs des maisons neuves et récentes.Et on se souvient alors combien cette Dame nature que sont les Landes subit les durs aléas de l'urbanisation. Mais on songe qu'au coeur de ce pays, la bruyère, le genêt et les ajoncs éclatants embellissent les poutours de ces villages.On se souvient aussi que l'on ne peut s'aventurer dans cette forêt sauvage sans bottes ni vêtements de pluie. De-ci, de-là craquent les bois et chantent les feuilles.On sent se creuser sous nos pieds les empreintes des cheuvreuils. Dans ces forêts de connifères on sent constamment le regard de cette nature : les oiseaux chantent pour nous, on sent derrière nous les chênes danser et s'animer.
On pense qu'au-delà de ces forêts gisent collines, montagnes de végétation et de champs de maïs d'où sortent des créatures semblables à de grandes merveilles, mais on se rappelle que l'on a aussi au coeur de nos villages des montagnes de gentillesse et de convivialité.


LA SÉRÉNITÉ MAGESCQUOISE

Lorsqu'on arrive dans ce petit village, on est d'abord frappé par le calme et l'humilité du lieu. En effet, Magesq est entouré de bois majestueux qui respirent la vie, et la douceur de leur ombre lorsque le soleil brûle permet aux habitants de s'adonner à des repas conviviaux et à des jeux occupant les enfants, tandis que les adultes conversent sur les petits tracas de la vie quotidienne... Ce tendre village à proximité de la côte demeure paisible. Peu de personnes y vivent ce qui ajoute à son charme une tranquillité féérique. On a souvent l' impression que les elfes et les anges dont on raconte les histoires lors des veillées communes protègent ce lieu des fourberies du monde extérieur. Cet endroit plein de magie ressource car il est au centre des quatres éléments vitaux: l'eau avec l'océan, le feu avec le soleil chaud de l'été, l'air avec la brise marine et la terre avec les multiples champs de maïs... Dès l'entrée du village on sent les forêts de pins qui s'étendent, on goûte le bruit des vagues, on voit les cultures qui crient qu'elles aiment cet endroit qui leur apporte ce dont elles ont besoin et on entend la vie qui grouille en ce lieu plus qu'ailleurs. Magescq, c'est la simplicité, tant de ceux qui habitent là que de ce qu'on y trouve. Rien ni personne n'aspire à quitter la beauté de ce village pour de plus hautes ambitions car l'amour, l'éternité, la joie règnent sur ce paysage et le voyageur qui s'y rend repart avec le regret de s'en aller et ne peut l'oublier, parce que nulle part il ne retrouvera la plénitude que lui offrait ce simple village. Quand on est là-bas, on vit un rêve éveillé proche de soi avec une infinité d'images de dunes lorsqu'on s'éloigne vers Soustons, Vieux-Boucau, Messanges, de cultures verdoyantes, de forêts ombragées, de tendresse avec les oiseaux, les rires des bambins galopant à travers les champs...On ressent ici une absence de mal : seule la sérénité et la plénitude vous envahissent devant Magescq dont la beauté est éternelle et l'amour irrremplaçable...


LA CHALOSSE

Les champs de blé se soulevaient telle une chevelure blonde embrassant le vent. Face à cette souplesse des ondes du blé un sourire serein se pose délicatement sur mon visage. Au loin un vieux paysan au dos courbé se hachait à la besogne et moi, las de ce long voyage, j'écoutais le bruit du vent.
Je descendis cette plaine sans fin poussé par l'envie de découvrir cette région paradisiaque, se nommant la Chalosse. Là mon oreille fut attirée par des chants de déesses landaises qui au loin fredonnaient pour Ulysse enchaîné à son mât. J'étais ému au plus profond de mon âme, ces berceuses envoûtantes m'avaient séduit comme ce chant des sirènes au clair de lune.
De part et d'autre nous pouvons apercevoir des forêts de pins titillant mes narines par leur odeur subjuguante. Un ruisseau fleurissant de sols entremêlés tels deux amoureux dépendants l'un de l'autre. Cette harmonie parfaite, ces corps qui se complètent, je sens un manque, je suis face à ce délice qui me laisse m'évader...mon rêve est interrompu par un cri de faisan brisant le silence si aipaisant. La nuit est tombée, mes yeux se sont fermés.
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Une fois arrivés au coeur de Mont de Marsan, on se fraye un chemin dans les étroites ruelles et l'on débouche sur le donjon Lacataye, bordé par le Midou. On songe alors aux drakkars se faufilant sur la rivière et aux hordes de vikings postés sur le pont, scandant le nom de leur chef en montrant leur glaive et leur détermination. On aperçoit les archers dans les créneaux décochant leurs flèches enflammées pour repousser l'ennemi. Des cris sauvages se répondent, les épées s'entrechoquent en un crissement aïgu, le bélier enfonce peu à peu la porte :des bruits sourds et répétés se font entendre. Une bataille chaotique a débuté.
Lorsqu'on passe sur la voie ferrée de la ville, on s'imagine les trains de marchandise aux wagons interminables remplis de bétail et charbon qui sillonnent la région. Face aux arènes de la ville, on s'imagine matador, vêtu d'un costume doré, pendant les chaudes journées de juillet, et palpant le souffle de la bête cornue. Le public ravi, témoigne sa gratitude et on reçoit nombre de bouquets et d'applaudissements.
La route allant en direction de Bordeaux est entourée de tous côtés d'une masse d'immenses conifères. Si l'on prend soin d'abaisser la vitre de sa voiture, on peut percevoir la pureté de l'air humide et on se sent comme un aventurier....

 


 

De Saint-Sever à Hagetmau, les champs font place à une foule de hameaux. Une végétation variée s'empare des plaines et des collines, et les routes courent à travers d'immenses étendues de maïs. On traverse à chaque instant de petits villages, tels qu'Audignon, Doazit ou Horsarrieu ; au coeur desquels fleurit la convivialité. Les jeunes chasseurs s'interpellent, la douce musique des ruisseaux berce les nourrissons : une vie heureuse respire dans cette douce nature. Puis, par moments, se perd dans l'horizon un regard vague inspiré par les blanches cimes pyrénéennes. On songe alors, qu'au-delà de cet immensité, dentelée mais charmante, s'animent différentes moeurs, tout aussi chaleureuses cependant. Là où les formes de la terre s'annoncent, au pied de ces fascinants monuments de pierre, à tous s'offre une nature envoûtante, où la vie, ponctuée d'us et coutumes, s'épanouit sans cesse. On pense qu'au-delà des champs, masqués par les épis de maïs, les petites chaumières fument dans le crépuscule, les chênes frémissent et les oiseaux s'agitent. Ainsi, la Chalosse, ses champs, ses villages, ses forêt, ses horizons, voilà les quatre zones que la pensée traverse. On se les figure, les unes après les autres, toutes plus farouches les unes que les autres. La rêverie emplit l'esprit. Des paysages fantastiques, presque irréels miroitent alors devant vos yeux.
Dans le crépuscule naissant, toutes ses idées, différentes par la formes, se mêlent quelques peu. A mesure que les ténèbres s'épaississent, cette vision me semble plus froide et plus rude.

 


 

Les Landes recèlent un joyau : ses côtes, désertes et préservées de toute souillure humaine. Imaginez des étendues sans fin de sable blanc, des dunes lunaires dépourvues de toute végétation ... Au détour d'un chemin serpentant entre les pins innombrables de ces bois sauvages, on aperçoit en effet le sommet de ces monts si massifs, avec le vent pour unique sculpteur. Une fragrance marine éveille déjà nos sens, comme une invitation au voyage vers des contrées éloignées et inconnues, au-delà de cet horizon bleu qui vire au vert. Soudain, la forêt laisse place au sable, et seuls quelques pins, piliers immuables, subsistent de la cathédrale végétale dont nous venons de franchir le parvis.
Dans la brume matinale, nous gravissons avec peine ces montagnes éphémères que la brise maritime cisèle à la manière d'un joaillier. Une fois le sommet atteint, notre regard se pose sur un océan insoumis, harcelant la côte de ses assauts répétés. Eblouissement de l'immensité ! Là, l'air iodé nous saisit de plein fouet et enflamme nos sens. Un nuage de sable, semblable à la poussière qu'une diligence soulève à son passage, traverse la plage de part en part. La douce caresse du vent sur notre visage et son murmure sont pareils au toucher et aux tendres paroles d'une femme aimée. Tels des fétus de paille, nous sommes domptés par ce souffle puissant qui confond toutes les limites entre les éléments, mêle allègrement eau, air et terre dans un brasier de sensations incandescentes.
Ces immenses murs d'eau en furie font frémir, ce rugissement impressionnant réduit au silence ; mais pour finir, le destin de ces monuments, après avoir traversé l'océan, est d'être réduits à de pauvres vaguelettes sans vie, inoffensives, et dont l'écume mourante au soleil est l'éphémère vestige. L'eau, en se retirant, laisse un sable aplani, ridé de nombreux sillons. Le ciel azur, sans nuages, et le soleil au zénith aveuglent et transportent au-delà de l'imaginaire, dans un monde dépourvu des contraintes et des repères du quotidien.

 


 

De Haut-Mauco à Mont-de-Marsan, on passe de la vie rurale à la ville. Là, des paysans sont attachés à leurs lopins de terres et nourrissent du travail de toute une vie l'homme des bourgs qui de tout temps a eu pouvoir sur la terre. Au bord de la route droite,de majestueux platanes, gardiens de la route, nous invitent à emprunter les deux directions pour naviguer entre ces deux mondes socialement complémentaires. Lorsqu'on débarque dans le village, nous sommes repérés par l' église qui de toute sa hauteur splendide, accueille les habitants et les passants. De même, la place publique est le siège de tout événement culturel et politique communal d'où rugissent les échos vibrants des rassemblements. L'école qui sépare les filles des garçons accompagne par l'éclat de sa jeunesse le centre des agitations villageoises. Ensuite, de part et d'autres, les champs et les terres bovines inspirent le calme, la sérénité et la simplicité ayant pour seule et unique sonorité le soupir des différents animaux. J'aime imaginer la douce brise des vents d'automne qui parcourt les chemins torsadés des forêts de pins qui encerclent ces maisons et fermes. J'aime imaginer le réveil matinal entraîné par le chant éclatant du coq suivi des retentissements réguliers du clocher qui bercent les longues journées à la campagne.Le passage est ensuite long et paisible. Notre corps fusionne avec le frottement de la roue sur le chemin caillouteux et l'adaptation du mouvement de la charrette sur le relief rustique et sinueux. Une fois que nous sommes arrivés, le son de la ville nous saisit pour nous entraîner dans son organisation mouvementée. L'excitation de ses divertssements contraste avec le repos enivrant de la nature. L'élégance des différentes personnes inspire la richesse et le pouvoir paradoxalement aux tuniques modestes des paysans. Ainsi, la nuit tombée, différentes troupes théâtrales nous transportent vers un autre univers.

 


SUJET 2 : AUTOBIOGRAPHIE
"Car la pensée a ses mirages. Les voyages que la diligence-Dotézac ne fait pas, l'imagination les fait."
Racontez un de ces voyages de l'imagination en donnant à votre écriture une dimension autobiographique.


 

On voit tout de suite qu'on est arrivé. Là-bas, tout est gorgé de soleil. On respire, au bord des routes, l'enivrant parfum de la lavande butinée par les abeilles. Les tournesols regardent avec admiration cette boule de feu brillant dans le ciel et les cigales chantent tellement fort que ce bruit en devient presque insupportable. Au loin, se dessinent les douces rondeurs du Lubéron : les collines comme on les appelle ici. Et les grands-parents racontent aux enfants émerveillés toutes les aventures qu'ils ont vécues sur ce semblant de montagne. Des histoires embellies de chasses aux renards, de balades au sommet des arbres et de rencontres avec de monstrueux serpents... Et personne n'ose remettre en cause la véracité de ces histoires.
On continue à avancer. On entend le calme glougloutement d'un cours d'eau. On tourne la tête et on se rend compte qu'on longe un canal. On sait qu'un peu plus loin coule la Durance. On pense aux enfants, qui en été, s'ébattent joyeusement dans ses eaux claires. Ils glissent sur les galets, se laissent quelques minutes emporter par le courant avant de rebattre vigoureusement des jambes. Il fait frais près de cette rivière. Dans les villages, on étouffe. L'après-midi, tout semble endormi. Pas un souffle d'air. Les effluves de poissons grillés viennent chatouiller nos narines. Cette chaleur, ces odeurs... On ferme les yeux et on se retrouve sur une île déserte, vivant comme les indigènes du fruit de notre pêche. Un bruit de pas sur le pavé nous fait revenir dans la réalité. Pourtant, la place est déserte. Seuls quelques hommes, lourdement assis sous un platane, un verre à la main, ont encore la force de parler. Ils ont une face rouge, une peau d'indien usée par les longues heures passées sous le soleil. En regardant les maisons aux volets fermés, on devine le linge blanc, immobile, suspendu dans le jardin sur un fil. Bientôt, la chaleur tombera. Les villageois sortiront finalement de leur demeure. Et la vie envahira de nouveau les rues. Sur la place, les hommes se rassembleront et feront sans se lasser une nouvelle partie de boules. Les femmes discuteront avec vivacité. Les "pardi !", "peuchère" et cet accent si chantant résonneront une dernière fois dans mes oreilles avant de s'envoler dans le ciel.
La nuit tombe enfin. Sur le bord des chemins, les lucioles paraissent des étoiles tombées sur terre. Les cigales chantent toujours, mais leur chant semble bien plus doux. On observe l'horizon. Les villes sont plus lumineuses que jamais. Là-bas, c'est Cadenet. Et ici, Laroque. A gauche, ne vois-tu pas briller Miramas? Et là-bas, tout là-bas, peut-être est-ce Marseille... Les chauves-souris volettent dans l'ombre en poussant de petits cris perçants. Un chien aboie dans le lointain. On sait que nul endroit au monde ne peut être aussi merveilleux. Et, bercé par les bruits de la nuit, on s'endort, sachant qu'au petit matin, on sera réveillé par la douce chaleur des premiers rayons de soleil.

 

 

Les plages des Landes : aussi diverses que nombreuses. J'aime me les imaginer, l'été dans l'eau, l'hiver dans les nuages : charmes différents selon les saisons dont l'apparence même ne change que dans mon imagination .
J e me promène ainsi étant si loin d'elles à présent, laissant aller mon imagination. Nous sommes au mois de juillet, les gens affluent de toutes part, venant de loin ou du village voisin. Leurs habits colorés semblables à de multiples reflets donnent à l'océan une allure de fête. Nous serions là, sous cette chaleur estival ; l'océan tenterait par ses vagues de nous atteindre mais en vain, ce serait un de ces moment où vous ne faîtes plus qu'un avec le sable et où toute l'agitation alentour vous semble lointaine et sans intérêt. Puis vous vous éveillez, l'envie soudaine vous prend de rejoindre cet océan qui vous attire et vous aveugle de ses reflets lumineux. Souvent, cherchant la tranquillité il me faudrait passer le rideau de vagues, puis je pourrais enfin m'étendre, faire face au ciel et me perdre dans cette immensité. Le ciel se voile à présent et, après l'automne, l'hiver ...

 


 

La traversée de l'Alsace débute comme le plongeon dans une eau glacée à laquelle le corps a tôt fait de s'habituer. Tout d'abord, la période choisie pour une découverte des lieux, qui va de Septembre à Février, recouvre et parsème d'une couche de neige les bâtisses d'antan, les féeriques marchés de noël, les vignes délicates, comme un doux glaçage sur le plus tendre des pains d'épices. Ces splendides demeures, vestiges du passé, ressuscitent en cette joyeuse période, l'esprit d'un noël idyllique dans le coeur des enfants dont le bout des doigts est rougi par la récente bataille de neige. Leurs yeux s'illuminent devant les lumières et les couleurs les plus variées du marché. Ce spectacle qui s'offre aux yeux, enrubanne le coeur d'une gaieté enivrante et contagieuse. A l'approche des boulangeries, les bouches salivent déjà, les yeux étincellent de gourmandise, et les doigts, avides, se collent aux vitres avec empressement. Une foisque nous sommes à l'intérieur, le doux fumet des bretzels, petits délices salés, des mauricettes et des pains au chocolat s'élève. Mais ces quelques spécialités de la région ne sont pas seules à faire pétiller nos yeux de désir. On trouve aussi le kouglof et la choucroute ainsi que les meilleurs des vins. Les vignes recouvrent une grande partie des terres alsaciennes. On coupe délicatement le raisin au sécateur pour le recueillir au creux de sa main, tel un mets rare et précieux. Le raisin est tendre et sucré et son odeur est si entêtante que l'on croirait à un mirage. On le dépose dans une grande cuve pour obtenir de ce trésor de la terre, un autre bienfait pour le corps : le vin. Les viticulteurs sont les dépositaires du charme et de la générosité de la contrée. Le souvenir des vendanges d'octobre laisse au coeur une douce mélancolie et une certaine impatience dans l'attente des futurs vendanges.
Mais n'oublions pas qu'une part de l'histoire de l'Alsace est liée à celle de l'Allemagne. A ce jour, nombre d'établissements importants, tels que l'école primaire nommée Adolph Irn, portent des noms allemands, héritage de liens tissés pour l'éternité. Ou même certains plats comme la flammeküeche, qui correspond à notre tarte flambée à la différence près qu'elle est faite à la main. Aux portes de l'Allemagne, la forêt des Vosges offre aux regards bien plus que l'imagination ne pourrait donner. Un petit sentier, à peine perceptible, traverse de part en part ce majestueux décor pour permettre à l'homme d'approcher l'animal. Elle est irréaliste, la joie que procure le contact entre la main de l'homme et la tête d'une biche, nullement effrayée, puisqu'il existe une cohabitation parfaite entre l'homme et la bête. De nombreuses fois, on assiste à l'émouvant spectacle d'un petit singe venu se poser sur l'épaule d'un étranger visitant le domaine des singes, où à l'attendrissante apparition d'un bébé cigogne venu becqueter quelques graines dans la main d'un touriste parti à la découverte des plus grands lacs et étangs où il se heurte en général à de majestueux cygnes peu accueillants.
On échangerait volontiers toute une éternité dans une autre région contre un souffle de vie en Alsace.