PROJET HUGO
D'après Alpes et Pyrénées, de Victor Hugo
Écriture : sujet 2
Rédigez une lettre dans laquelle vous expliquerez à Victor Hugo qu'il n'a pas eu la chance d'observer et visiter un monument de Bordeaux ( ou de sa banlieue proche ) tout simplement parce qu'il n'existait pas lors de son passage... Vous en ferez ensuite, à sa manière, une description rapide tout en vous efforçant d'en montrer la valeur. La lettre sera présentée et rédigée en tenant compte des contraintes du genre épistolaire. On n'hésitera pas à faire partir la lettre de notre époque comme s'il était possible d'écrire à un auteur mort au 19° siècle.

BORDEAUX,
Le 10 mai 2005

Cher Victor,

Vous qui êtes mort voilà déjà deux siècles, vous qui ne pouvez plus voyager que par l’imagination depuis votre tombe, vous qui gisez nuit et jour dans ce sombre noir , je viens vous donner un peu de nouvelles de votre tant aimé Bordeaux.
1901, les Bordelais honorent la mémoire des Girondins ; un monument les incarne, eux, les Girondins de l’Assemblée Constituante, arrêtés et exécutés en 1793 pour avoir défendu des idées autres que celles des Jacobins. Alors, place des Quinconces, voilà comment une colonne, immense, s’est dressée, entourée de chevaux en furie. On a immortalisé leurs mouvements comme le geste de ces Girondins. On peut passer la main sur leur pelage, si lisse et si frais, le bronze. La colonne se dresse fièrement, un arbre. La colonne est un doigt pointé vers le ciel, vers Dieu. Un membre vivant dans un corps vivant ou une ville plutôt, mais n’est-ce pas la même chose ? Vous avez laissé mourir votre âme un peu trop tôt, trop rapidement, vous manquez une merveille du monde puisque Bordeaux est aussi grandiose que le monde.
Ce monument est l’âme révolutionnaire du Bordeaux rebelle, celle des Girondins. Victor, voilà un Bordeaux enrichi.
Je voulais vous faire profiter de la beauté de ma ville ou de ma vie. Ainsi, je continue ma visite de cette splendide ville, mon bus ne m’attendra pas, j’y vais.....

Amicalement,
C. J.


Le HAILLAN,
Le 11 Mai 2005,

A monsieur Victor HUGO,

Bien que vous ayez décrit Bordeaux à votre époque, cette grande ville a continué à se développer et de nouveaux monuments ont vu le jour.
Après votre décès en 1885, le Bordeaux que vous aviez connu a bien changé ; la ville s’est élargie et a absorbé de nombreux villages.
Dans l’une de ces nombreuses villes où je vis, un château a été construit 60 ans après votre décès. Comme tout le monde le sait, cette ville vous tient à coeur étant donné le nombre de fois que vous l’avez visité, c’est pour cela que j’ai le devoir de vous informer de ces changements.
C’est un château, donc, construit en 1820 par Fransisco Antonio de Los Heros, un riche émigrant. Ce charmant château est le symbole de ma ville. Il est orné par de nombreuses statues en bronze et ses façades ont été sculptées à la main. La porte d’entrée faisant au moins deux mètres trente de hauteur laisserait passer un géant et ses fenêtres sont ornées de métal de couleur argent.
Son architecture est plutôt de votre époque mais il a été rénové récemment. Les tuiles de différentes couleurs : orange, grise et rose, sont disposées de manière à ce qu’un léger effet se produise. En effet, j’ai l’impression que le toit est plus grand que ce qu’il devrait être.
Je vous envoie le bonjour depuis le monde des vivants.
Recevez, Monsieur Victor HUGO, mes respectueuses salutations

A. F.